s'associer quand on est starter
Dossier starter kit Ep. 3/7

 

S’associer

L’association entre plusieurs entrepreneurs consiste à s’unir sous une enseigne unique afin de décupler sa force de frappe, répartir les coûts et disposer d’un soutient en cas de problèmes. Pourquoi s’associer, comment répartir le capital et pourquoi établir un pacte d’actionnaires ? C’est ce que nous allons voir.

 

Pourquoi s’associer ?

S’associer présentent de nombreux avantages. Outre le partage des frais, l’association permet aussi de multiplier les expertises et d’assurer la complémentarité des compétences et des réseaux pour un résultat optimal. De plus, travailler ensemble offre une aide morale non négligeable en période de troubles.

S’associer peut se faire :

Afin que votre association soit un succès, prenez garde à la bonne répartition des parts et de leurs droits ainsi qu’à la rédaction d’un pacte d’actionnaires solide.

 

Les dangers et inconvénients d’une association

S’associer présente des avantages mais aussi des inconvénients.  Le premier, et c’est sans doute le plus contraignant, est qu’il faut toujours trouver un compromis avec l’autre. Les conflits apparaissent  la plupart du temps lorsque les associés possèdent les mêmes compétences et « jouent » sur le même terrain. Il faut alors trouver une solution qui convienne à tous en respectant les spécificités de chacun.

L’autre grand inconvénient est la difficulté d’accepter le travail de l’autre à sa juste valeur. Cette situation se rencontre par exemple lorsque l’un des associés s’occupe de la partie technique de l’affaire tandis que le second endosse un rôle de commercial. Il arrive alors que le technicien ai l’impression de faire tout le travail seul alors que son associé passe son temps « sur la route » (par exemple). Pour contrer ce type d’ennui, il faut absolument avoir une connaissance suffisante de l’apport de l’autre au risque de ressentir rapidement de la frustration.

Le pacte d’actionnaire (dont nous parlerons plus bas) sert justement à éviter les problèmes en cas de conflit (un peu à la manière d’un contrat de mariage).

 

Répartir les droits des fonds investis

Le nouveau code de Société permet entre actionnaires de créer des parts donnant des droit différents (votes-bénéfices).

 

Les statuts

Le nouveau code des Sociétés permet désormais aux statuts de jouer un rôle prépondérant dans les relations des actionnaires. Ainsi, les statuts fixent les conditions pour devenir actionnaire, pour ne plus rester actionnaire, le mode de calcul du prix d’entrée, le prix de sortie, etc… De plus, il est à présent possible d’y associer des droits de vote et de participations aux bénéfices différents  à des  catégories de parts précises.

Attention : les conditions reprises dans les statuts ne peuvent être modifiées que dans les conditions de majorité spéciale et doivent impérativement être officialisées par un acte notarié.

 

Établir un pacte d’actionnaire

Qu’est-ce qu’un pacte d’actionnaire ?

C’est un document confidentiel qui formalise les accords passés entre les actionnaires d’une société. Il défini précisément mais de manière plus souple les modalités d’administration de l’entreprise et les relations entre les différents acteurs qui ne seraient pas prévues dans les statuts.

Pourquoi en faire un ?

Selon qu’il détienne ou non la majorité des parts de l’entreprise ou qu’il s’agisse d’une entreprise familiale, le dirigeant trouvera différents intérêts à la rédaction d’un pacte d’actionnaire.
Si ce n’est pas déjà prévu dans les statuts, ce document permet par exemple de :

  • Contrôler l’entrée de nouveaux associés
  • Définir les modes de rémunération et les bonus
  • Contrôler l’éventuelle revente des parts d’un associé
  • Définir la politique d’investissement
  • Limiter les risques de prise de majorité par un tiers
  • Prévoir les conditions de départ du chef d’entreprise
  • Définir les pouvoirs des différents actionnaires

Établir un pacte d’actionnaire consiste donc à poser sur papier un ensemble de règles qui permettra à chacun d’évoluer dans un espace de confiance de manière durable. Nos experts peuvent vous aider à rédiger ce document et à en définir les clauses.

 

 

Le cas particulier de l’association en vue d’une future reprise

 

Nous avons vu les avantages de l’association ainsi que les modalités de la reprise d’une entreprise. Envisageons à présent un cas particulier : l’association en vue d’une reprise d’activité. De plus en plus répandue, cette pratique présente différents avantages non négligeables pour le futur acheteur. Il faut toutefois prêter attention aux risques de conflit que pourrait provoquer, entre autres, le choc des générations.

Pour illustrer notre réflexion, imaginons un jeune notaire qui désire se mettre à son compte. Plus tôt que de démarrer seul son affaire ou de s’associer avec un partenaire de sa génération pour créer ou racheter une étude, il va faire le choix de s’associer pour un temps avec le dirigeant actuel de l’entreprise qu’il convoite (et qui est d’accord de lui vendre). À terme, lorsque le dirigeant actuel décidera de se retirer, le jeune notaire pourra racheter les parts de son associé (plutôt que la totalité de l’enseigne à un simple vendeur).

 

Les avantages

 

  • Ce type d’association permet de limiter la sortie de fond initial pour le rachat de l’entreprise. Effectivement, le dirigeant « historique » ne se retirant pas, il ne cède dès lors qu’une partie de son activité. Ce qui réduit considérablement le poids de l’investissement qui est en fait étalé dans le temps. Par exemple l’acheteur paie 50% du prix de vente (fixé à l’avance) pendant l’association et le % restant lors de la sortie définitive du cédant.
  • Cette association permet aussi de jouir de l’expérience du futur cédant tout en apportant du sang neuf avec une possible amélioration des résultats (redynamiser le secteur, le marketing, l’image,…). Pour que cet échange fonctionne, une parfaite symbiose entre les associés est impérative (voir plus loin).
  • L’association en vue d’une reprise permet évidemment de profiter d’un écosystème et d’un réseaux préexistants, comme dans le cas d’une simple reprise. Si ce n’est qu’ici, le nouveau dirigeant (qui n’est alors qu’associé) sera d’autant plus facilement accepté qu’il travaillera de concert avec le dirigeant historique qui agira dès lors à la manière d’un « pass ».

 

Les risques/inconvénients

 

  • L’association impliquera obligatoire une augmentation du coût du dirigeant (puisqu’ils sont désormais deux associés au lieu d’une seule tête pensante). Toutefois, cette augmentation peut facilement être compensée par l’augmentation des résultats découlant d’une entente parfaite et d’une bonne complémentarité entre les associés.
  • L’apparition de conflits éventuels. Les conflits lors d’une association peuvent apparaître pour différentes raisons. Par exemple si les associés s’occupent des mêmes tâches avec des visions différentes (à cause de la différence de génération notamment) ou si les méthodes de travail, de management, de communication sont trop différentes. Au final, ce manque de symbiose est le seul vrai danger de ce type d’association.

S’associer en prévision du rachat d’une entreprise est un choix qui semble intéressant. Bien menée, l’association peut être à la fois un vecteur de développement et une phase de transition permettant la facilitation de la passation de pouvoir et la diminution du poids du financement du rachat. L’idée doit être étudiée attentivement avec l’aide d’un conseillé. MCP Conseil peut vous accompagner dans vos démarches d’approche, d’analyse et de négociation.

 

En conclusion

 

S’associer est une étape importante dans la vie d’un entrepreneur. Bien réfléchie, préparée intelligemment et définie avec soin, elle apportera un plus-value certaine à l’activité en lui donnant accès à un autre niveau de développement. À l’inverse, une association faite à la hâte, sans pacte consciencieusement établi, peut être contreproductive. C’est pourquoi, il est important de vous faire conseiller dès que vous envisagez une telle opération ou la reprise d’une entreprise. Il est aussi vital de ne pas négliger l’étape du BCM car les problématiques et interrogations liées au starter restent les mêmes.

 

Poursuivons ce dossier avec la reprise d’une affaire : quoi, comment, pourquoi et pour qui, nous vous expliquons tout cela en détails. Et comme toujours, si vous avez des questions Contactez-nous !

 


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